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Vestiges archéologiques à Saint-Julien-en-Genevois

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Description

Cette photographie noir et blanc représente les vestiges archéologiques découverts dans la commune de Saint-Julien-en-Genevois en 1975. Il s'agit d'une basilique et de sépultures et plus précisément d'une église rurale Mérovingienne.

(Remarque : cette photo nous a été fournie par les organisateurs de l?exposition « Saint-Julien-en-Genevois » (1981, Lycée de Saint-Julien-en-Genevois). Voir ETU 214 cote 914.44 COL

Période : de JC à 1000

Témoins et/ou personnes à l'image :

Fonds documentaire : Paysalp

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Caractéristiques du document


Cadre : Scientifique
Domaine : Vie sociale - Société - Croyance religion - Architecture, construction

Informations supplémentaires


Type de collecte : paysalp
Collecteur : Ecomusée Paysalp - Maison de la mémoire
Lieu de collecte : Saint-Julien-en-Genevois
Date de collecte: 01/03/2013
Type de support : Photo
Libre de droit : Libre de droit signifie que le document est tombé dans le domaine public Non
Lieu de conservation : Privé



Patrimoine associé


Titre : Basilique burgonde
Description : Historique :

Les vestiges de cette basilique sont découverts en mai 1975 lors des terrassements d'un ensemble immobilier au lieu-dit Puy-Saint-Martin. Un engin de chantier percute accidentellement deux tombes. Deux archéologues, Bernard RUFFET, correspondant départemental de la Direction des Antiquités historiques de la région Rhône-Alpes et Marie-Christine LEBASCLE, conservateur au Musée-Château d'Annecy, se rendent immédiatement sur les lieux. Les interventions des membres du Groupe archéologique de Thonon dirigée M. Jean-Pierre MUDRY et par André GHISELLI et deux campagnes estivales de longue durée sous la houlette de Renée COLARDELLE (1975-76) vont compléter le travail des fouilles. Vu l'importance de la découverte, les travaux de terrassements sont arrêtés, les immeubles projetés déplacés, et les fouilles archéologiques soutenues financièrement par la municipalité, le département, et la Direction des Antiquités historiques de Rhône-Alpes. A présent une partie des objets récoltés se trouve au Château d'Annecy et le reste des vestiges gît sous un espace vert de l'ensemble immobilier.

On date la basilique, les tombes et les fonds de cabanes, qui appartenaient à un lieu de culte funéraire chrétien probablement nommé alors Saint-Martin dans une tranche historique située entre le Vème et le VIème siècle. Ces vestiges correspondent à la période d'occupation burgonde entre 443 et 534 ap. J.C., date à laquelle les Francs défont le royaume burgonde. La région de Saint-Julien passe alors à ce moment sous l'influence de la dynastie mérovingienne des Francs. Les monuments funéraires de Puy-Saint-Martin continueront à être utilisés jusqu'au VIIème siècle.

Description :

Le site de la basilique a tout d'abord été constitué d'un bâtiment de plan sensiblement rectangulaire, d'une église à nef à abside semi-circulaire auquel est accolée une étroite annexe également avec abside qui sépare l'église du bâtiment. Le tout est orienté direction est-ouest. Par la suite, l'église est agrandie avec une structure en L englobant l'angle ouest et crée ainsi une seconde église formant un plan compact avec le bâtiment adossé. Des
trous de poteaux, des foyers, quelques fragments de céramique, des os d'origine animale ont été trouvés dans la partie sud de la seconde église. Il semble que ces indices indiquent une zone d'habitat antérieure à l'agrandissement de l'église.

43 tombes de différents types ont été retrouvées, la plupart à l'intérieur de l'église. Certaines sont à coffrages de bois d'autres maçonnées, d'autres encore à coffre de dalles. Dans le choeur un sarcophage a également été trouvé. Il était sculpté dans une molasse verte et de forme trapézoïdale. Son traitement apparaît plus luxueux que d'autres tombes sous dalles trouvées dans la nef.

Des traces d'habitations ont été constatées à une centaine de mètres au sud-est lors de travaux de finitions d'immeubles. Ces travaux ont permis de mettre au jour des fosses assez profondes (env.1.20m) bordées d'alignements de pierres qui contenaient des ossements d'animaux et des tessons de céramique. Par manque de temps, il n'a pas été possible d'approfondir ces découvertes. Un rapide repérage a été fait pourtant pour permettre un complément de fouilles par la suite. Ces fosses peuvent être rapprochées par leur type, des cabanes semi-enterrées de Brebières (Nord-Pas-de-Calais) ou de Lebersheim (Haut -Rhin). En l'état de la question nous ne pouvons savoir l'importance de cette zone d'habitat.

Fiche détaillée du patrimoine