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Témoignage de Francois LE TIRRAND, ancien ouvrier Gambin, et son épouse Catherine LE TIRRAND

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Description

Francois LE TIRRAND évoque son parcours professionnel et personnel lors de ses années à l'usine Gambin.
Il raconte comment le chef du personnel venait recruter directement dans son école, et comment il a quitté sa Bretagne natale pour aller travailler dans l'usine du Viuz-en-Sallaz. Il parle de l'évolution de sa carrière, jusqu'en 1976 à la première fermeture de l'usine.
Avec sa femme, Catherine LE TIRRAND, ils parlent de l'arrivée de l'usine à Viuz et des relations entre les savoyards et les personnes venues au village pour travailler dans cette usine : entre les enfants à l'école, entre les jeunes sur la place du village ou à la MJC. Elle raconte le point de vue des savoyards, il raconte la vision qu'avaient ceux venus d'ailleurs et les blagues qui circulaient sur les uns et les autres. Ils parlent de l'intégration qui s'est faite, entre autre par des mariages « mixtes », comme eux, entre ceux venus de l'extérieur et ceux implantés. Elle raconte une anecdote : étant savoyarde, ses parents ont trouvé qu'épouser un breton était exotique et lui ont demandé de trouver quelqu'un du coin.
Ils évoquent les différents logements proposés aux ouvriers, et parlent de leurs propres logements. Ils parlent des logements ouvriers de Lachat. Elle parle de sa propre carrière, en Suisse puis à Viuz. Il évoque également les conditions de travail : à 800 dans des locaux conçus pour 400 ouvriers, ils étaient serrés. Il travaillait dans une annexe, au service électricité, à la conception de tableaux de commande pour les fraiseuses Gambin. Il parle de la fermeture de l'usine, apprise par une affiche sur la porte, et des actions menées par les ouvriers avant la fermeture. Ils évoquent les double-actifs, ouvriers-paysans. Ils parlent des lieux de vie sociale : les hôtels, la place du village, MJC. Ils parlent de leur vie de famille et de leur vie sociale, la construction de leur maison et leur premier enfant. Ils parlent de l'importance de la MJC autrefois et de l'écomusée paysalp aujourd'hui dans la vie sociale de Viuz en Sallaz.

Période : 20ème

Témoins et/ou personnes à l'image : Francois et Catherine LE TIRRAND

Fonds documentaire : Paysalp

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Caractéristiques du document


Date création : 28/08/2015
Auteur : Ecomusée PAYSALP
Langue dominante : Français
Durée : 33 minutes
Nature : Témoignage
Cadre : Scientifique
Domaine : Vie sociale - Transport, déplacement - Société - Industrie Energie - Architecture, construction

Informations supplémentaires


Type de collecte : centre_ressource
Collecteur : Ecomusée Paysalp - Maison de la mémoire
Lieu de collecte : Viuz-en-Sallaz
Date de collecte: 28/08/2015
Type de support : Fichier informatique
Libre de droit : Libre de droit signifie que le document est tombé dans le domaine public Non
Lieu de conservation : Maison de la mémoire



Patrimoine associé


Titre : Usine Gambin
Description : A la fin des années 1950, le maire de Viuz-en-Sallaz, François Levret, soutenu par son conseil municipal, décide de profiter de la décentralisation industrielle encouragée par le gouvernement pour tenter d'implanter un établissement industriel sur sa commune. Il entame de nombreuses démarches à Paris et notamment, en fin d'année 1957, avec les établissements Gambin, de Boulogne-Billancourt: une importante usine de machines outils sera construite. Viuz-en-Sallaz fut choisi parmi d'autres sites potentiels: le pays tout autant que la main d'oeuvre locale abondante ainsi que la proximité de Genève permettent à la petite ville d'obtenir la préférence.
La première pierre de l'usine est posée en 1959. Le travail commence le 10 mai 1960 avec 240 ouvriers dont 134 familles venant de la région parisienne. Les effectifs ne cesseront de croître. En 1967, l'usine compte 630 employés.
La spécialité de l'usine réside dans la fraiseuse Gambin, dotée d'une tête universelle.
Prospère pendant de nombreuses années, l'usine commencera toutefois à rencontrer des problèmes si bien que les premiers licenciements interviendront en 1972. Quatre ans plus tard, elle fermera ses portes avant de repartir en 1978 dotée d'un personnel réduit. Cela ne suffira pas et l'usine Gambin fermera définitivement ses portes en mars 1994.

Fiche détaillée du patrimoine