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Batteuse d'Habère-Poche

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Habère-Poche - Type : Agriculture  |  Équipement - mécanisation

Description :

Différentes technique de battage des céréales se sont succédées au cours des siècles. Après l'usage du flé (le fléau), puis du vanvolè (le tarare), le modernisme fit son entrée à Poche (Habère-Poche) par l'achat d'une batteuse en 1929 par un syndicat de battage créé pour l'occasion. Cette batteuse d'occasion venait à l'origine de Hongrie. Elle fonctionnait grâce à la «fée électricité» qui venait de faire son apparition dans la commune. Il suffisait de brancher la batteuse sur «la force», une prise de courant adéquate qui transmettait assez de courant, en tout cas si on n'était pas en bout de ligne... Le battage se faisait à l'automne. C'était un véritable spectacle pè lou gamans (pour les enfants), mais une rude journée pour les adultes, les femmes à la cuisine et les hommes à la batteuse: le travail nécessitait la participation d'une dizaine de personnes. Il fallait lancer les javelles en haut de la machine ou des personnes déliaient ces gerbes pour que le «mécanicien» les dépose dans le batteur. La batteuse séparait les grains de la paille et les grains tombaient dans de grands sacs alors que la paille était bottelée .Il fallait évacuer les sacs et les bottes dans une poussière qui volait en permanence: il fallait donc souvent boire un verre pour «faire passer la poussière»! Et le plus mauvais poste était précisément celui qui consistait à évacuer la peuf dans des lanis (ou canavés), sorte de carrés de toile de jute. Malgré ce dur labeur, le passage de la batteuse était une sorte de jour de fête, fait d'entraide et de bonne humeur et marqué par le fameux «repas de batteuse».

Source : Robert Schuller, Le Temps des Métiers, Témoignages (d'Irmin Frossard), Editions du Mont, 1997, pages 52 à 55.

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