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Correspondance entre les Ets E. ASTRUC et les Ets E. DUMONT en 1911

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Description

Correspondance manuscrite sur papier entête des Ets ASTRUC à Genève, adressée aux Ets DUMONT à Scionzier en date du 22 juillet 1911.

Les Ets ASTRUC étaient spécialisés dans les fournitures de cycle et de l'automobile. Les Ets Eugène DUMONT étaient une fabrique de décolletage dans la vallée de l'Arve. Ce document atteste des échanges économiques entre le territoire savoyard et la Suisse voisine. A noter que la zone franche de l'époque favorisait les échanges commerciaux.

Le fonds DUMONT est conservé aux Archives Municipales de Cluses.

Période : 20ème

Témoins et/ou personnes à l'image :

Fonds documentaire : Paysalp

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Caractéristiques du document


Date création : 22/07/1911
Auteur : Ets ASTRUC à Genève
Langue dominante : Français
Nature : Autre
Cadre : Professionnel
Domaine : Transport, déplacement - Société - Sciences, techniques - Industrie Energie

Informations supplémentaires


Type de collecte : paysalp
Collecteur : Collecteur privé
Lieu de collecte : Cluses
Date de collecte: 08/08/2014
Type de support : Autre
Libre de droit : Libre de droit signifie que le document est tombé dans le domaine public Non
Lieu de conservation : Autre



Patrimoine associé


Titre : Zone franche
Description : En 1815, lors du Traité de Paris, la France cède à la Confédération suisse - contre l'abandon de droits sur Mulhouse - les communes du Pays de Gex nécessaires au désenclavement du Mandement, de la Campagne et de Genthod.

De plus, « la ligne des douanes françaises » est reculée sur l'ouest du Jura, laissant en dehors le pays de Gex.

En 1816, lors du Traité de Turin, le roi de Sardaigne cède à la Confédération les communes permettant le désenclavement de Jussy, en échange de la commune de Saint-Julien. Une zone franche est créée, comprenant St-Julien, le Salève et Annemasse.

Les zones franches gessiennes et sardes garantissent la libre circulation des denrées et constituent en quelque sorte la « réserve agricole » de Genève.

En 1860, au moment de la réunion de la Savoie à la France, Saint-Julien devient chef-lieu d'arrondissement de trois cantons : Cruseilles, Frangy et Saint-Julien. La grande zone franche créée au moment du Traité d'Annexion englobe les territoires des anciennes zones sardes de Saint-Julien et de Saint-Gingolph, les arrondissements de Thonon et de Bonneville, une très large partie de celui de Saint-Julien ainsi qu'une parcelle de deux communes de l'arrondissement d'Annecy (Evires et Thorens).

Cette grande zone, en favorisant les échanges économiques (agricoles et industriels) avec Genève, apporte la prospérité aux populations.
Elle sera supprimée par le Traité de Versailles en 1919.

Le retour à la petite zone sarde en 1934 avec ses contraintes, crée un effet d'étau limitant le développement industriel en territoire de zone.

Comme Saint-Julien était en zone franche, on pouvait observer de la contrebande jusqu'à Valleiry, ce qui occasionnait la présence de douaniers. Les trains de contrebande allaient jusqu'à Bellegarde et les passagers étaient fréquemment fouillés.

En zone franche, les habitants avaient des réductions sur les voitures. Les plaques d'immatriculation étaient spécifiques à la zone (TTQ), ce qui rendaient les voitures facilement reconnaissables.

Fiche détaillée du patrimoine