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carte postale commerciale des Ets LAMBERCIER à Genève 1913

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Description

Carte postale commerciale datée du 6 octobre 1913.
Du point de vue de sa correspondance, cette carte postale a été expédiée par les établissements LAMBERCIER à Genève. Cette entreprise fabrique et vend des huiles et graisses industrielles. Le destinataire est l'entreprise Emile ANTHOINE de Magland (Haute-Savoie). Cette production de décolletage a acheté de l'huile et de la graisse pour le bon fonctionnement de son matériel et de ses machines de tournage sur métaux.

Magland étant située dans la zone franche dite « Grande zone », cela facilitait les échanges commerciaux avec Genève en Suisse voisine. (Voir fiche patrimoine Zone franche).

Cet échange reflète l'importance des échanges commerciaux entre la vallée de l'Arve et Genève. L'ancienne activité horlogère progressivement reconvertie dans le décolletage à la fin du XIXe siècle montre également la pluriactivité de ses acteurs économiques. Bon nombre de ces décolleteurs avec quelques animaux, un moulin...

Les Ets Emile ANTHOINE prendront en 1917 la dénomination Anthoine Emile et ses Fils (AEF). Le siège administratif s'installera à Sallanches en 1919, tout en préservant l'unité de production de Magland.

Période : 20ème

Témoins et/ou personnes à l'image :

Fonds documentaire : Paysalp

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Caractéristiques du document


Date création : 1913
Langue dominante : Français
Nature : Autre
Cadre : Commercial
Domaine : Artisanat - Industrie Energie - Société - Transport, déplacement

Informations supplémentaires


Type de collecte : paysalp
Collecteur : Collecteur privé
Lieu de collecte : Magland
Date de collecte: 24/02/2015
Type de support : Carte postale
Libre de droit : Libre de droit signifie que le document est tombé dans le domaine public Non
Lieu de conservation : Privé



Patrimoine associé


Titre : Zone franche
Description : En 1815, lors du Traité de Paris, la France cède à la Confédération suisse - contre l'abandon de droits sur Mulhouse - les communes du Pays de Gex nécessaires au désenclavement du Mandement, de la Campagne et de Genthod.

De plus, « la ligne des douanes françaises » est reculée sur l'ouest du Jura, laissant en dehors le pays de Gex.

En 1816, lors du Traité de Turin, le roi de Sardaigne cède à la Confédération les communes permettant le désenclavement de Jussy, en échange de la commune de Saint-Julien. Une zone franche est créée, comprenant St-Julien, le Salève et Annemasse.

Les zones franches gessiennes et sardes garantissent la libre circulation des denrées et constituent en quelque sorte la « réserve agricole » de Genève.

En 1860, au moment de la réunion de la Savoie à la France, Saint-Julien devient chef-lieu d'arrondissement de trois cantons : Cruseilles, Frangy et Saint-Julien. La grande zone franche créée au moment du Traité d'Annexion englobe les territoires des anciennes zones sardes de Saint-Julien et de Saint-Gingolph, les arrondissements de Thonon et de Bonneville, une très large partie de celui de Saint-Julien ainsi qu'une parcelle de deux communes de l'arrondissement d'Annecy (Evires et Thorens).

Cette grande zone, en favorisant les échanges économiques (agricoles et industriels) avec Genève, apporte la prospérité aux populations.
Elle sera supprimée par le Traité de Versailles en 1919.

Le retour à la petite zone sarde en 1934 avec ses contraintes, crée un effet d'étau limitant le développement industriel en territoire de zone.

Comme Saint-Julien était en zone franche, on pouvait observer de la contrebande jusqu'à Valleiry, ce qui occasionnait la présence de douaniers. Les trains de contrebande allaient jusqu'à Bellegarde et les passagers étaient fréquemment fouillés.

En zone franche, les habitants avaient des réductions sur les voitures. Les plaques d'immatriculation étaient spécifiques à la zone (TTQ), ce qui rendaient les voitures facilement reconnaissables.

Fiche détaillée du patrimoine